Le Mot de Christian Demuynck
By VASSEUR on Friday, October 6 2006, 17:28 - Actu - Permalink
suite à la note du Prefet de Seine-Saint-Denis.
Chère amie, Cher ami,
C’est sûrement en se remémorant les événements de novembre dernier que le Préfet de Seine-Saint-Denis, Jean-François CORDET, a alerté le Ministre de l’Intérieur, Nicolas SARKOZY, sur la dégradation du climat en Seine-Saint-Denis qui s’est traduite par une hausse des statistiques des violences en 2006. Dès lors, j’ai choisi de soutenir la démarche de notre Préfet en insistant sur la spécificité de notre département qui appelle un traitement particulier. J’ai osé dire qu’il y avait des défaillances, car je ne suis pas de ceux qui considèrent que soutenir un gouvernement, et en l’occurrence le Ministre de l’Intérieur, c’est dire « amen » à tout ce qu’il dit ou ce qu’il fait. Le soutien selon moi doit être critique. Je prendrai l’exemple de deux amis. Lorsque l’un prend une mauvaise décision, fait fausse route, la responsabilité de l’autre est de lui dire que ça ne va pas…je suis un ami de Nicolas SARKOZY et tiens à remplir ce rôle.
L’impact médiatique de cette affaire de la lettre du Préfet, qui n’a fait ici que remplir sa mission, a été scandaleusement exploité par la gauche qui ne manque jamais une occasion de verser dans la polémique politicienne, sans jamais proposer la moindre mesure qui ferait avancer le débat.
Car lorsque Nicolas SARKOZY dit qu’il y a une démission des juges pour enfant du Tribunal de Bobigny, force est de constater qu’il est dans le vrai même s’il ne faut pas occulter leurs moyens limités et leur charge de travail importante. N’appelle-t-on pas d’ailleurs ces juges les « pères Noël » pour leur grande mansuétude envers les jeunes présentés au Tribunal ?
Par conséquent, il faut que le Ministre de la Justice prenne les mesures qui s’imposent. Plus généralement, je crois que l’on ne résoudra pas les problèmes de violence, de délinquance, et notamment de délinquance des mineurs en Seine-Saint-Denis, en cloisonnant les acteurs.
C’est la concertation de la justice, de la police, des acteurs associatifs et des élus locaux qui permettra d’aller vers une amélioration de la situation et qui évitera que se reproduisent les violences que l’on a connues en automne dernier.
Je terminerai en rappelant que malheureusement, une fois encore, la Seine-Saint-Denis est sous le feu des projecteurs pour l’une de ses réalités qui ne saurait être son identité. Le 93, c’est aussi des entreprises, du dynamisme, de la créativité. Et c’est aussi ça que les journalistes devraient montrer, comme par exemple, ces jeunes artistes, qui se produiront sur la scène de l’Elysée Montmartre samedi 30 septembre.
Christian Demuynck